Un atelier pour se désintoxiquer de la « novlangue »

Prochain Café citoyen – Reporté à une date ultérieure (La communication suivra)

Débusquer la langue de bois – Atelier de sensibilisation aux discours creux qui nous envahissent et menacent la démocratie

l'opinion ça se travaille, dessin de Gros dans le journal français
l’opinion ça se travaille, dessin de Gros dans le journal français MARIANNE

Ce terme « novlangue » est emprunté au roman anglais d’anticipation « 1984 » de George Orwell qui raconte comment, sur la planète Océania, le régime totalitaire en place entreprend d’annihiler toute forme d’individualité et de liberté pour asseoir son pouvoir. « L’idéal fixé par le Parti était […] une nation de guerriers et de fanatiques qui marchaient en un ensemble parfait, pensaient les mêmes pensées, clamaient les mêmes slogans, qui perpétuellement travaillaient, luttaient, triomphaient et persécutaient, c’étaient trois cents millions d’êtres aux visages semblables ». Les deux principaux moyens utilisés par la dictature d’Océania ? L’effacement de la mémoire collective et l’appauvrissement de la langue. Car moins on a de mots, plus le champ de conscience se restreint, et plus la pensée se racrapote. La novlangue, vous l’avez compris, est une langue épurée, convenue, rigide, destinée à dénaturer la réalité.

Orwell dans son roman imagine des slogans d’Etat tels que : « la guerre c’est la paix », « la liberté c’est l’esclavage », « l’ignorance c’est la force ». Ces oxymores vous font penser à quelque chose ? Peut-être aux « frappes chirurgicales » de la guerre américaine au Koweït ? Peut-être aux grèves actuelles qui sont qualifiée de « prises d’otage » ? A la menace de « croissance négative » proférée par nos économistes  capitalistes? Aux cotisations sociales qui sont de plus en plus qualifiées de « charges » ? Hélas, nous présentons tous les symptômes de cette intoxication du langage et de facto de notre imaginaire. Ne disons nous pas qu’un travailleur a été « remercié » lorsqu’il a été licencié ?

Sémantique : la violence de l'euphémisme
Source : Sémantique : la violence de l’euphémisme, journal Marianne

Rassurez-vous ça se soigne ! Grâce à quelques exemples amusants et des exercices ludiques, vous réussirez à repérer les euphémismes, antiphrases, anglicismes, pléonasmes et acronymes qui embrouillent votre esprit critique. Et pourquoi ne pas prêter votre imagination à l’invention de nouvelles expressions : (ridiculum vitae, demande de non subvention, … ), de détournements de sigles et autres créations de termes professionnels vides de sens ?

Nous ne sommes actuellement pas dans un monde totalitaire à la 1984, pour autant, nous avons le devoir de continuer à ouvrir nos esprits et surtout à protéger notre histoire et notre langue.

L’atelier programmé est proposé par Jean-François Rasschaert – « fun officer » pour parler hype ! – non, animateur permanent du CIEP Namur. Nous espérons que vous viendrez nombreux lors de ce prochain café citoyen afin de construire vos propres anticorps contre les perturbateurs endoctrinants et les formules de prêt-à-penser !! Il y aura de la bonne bière et ceci n’est pas un euphémisme.

Pour plus d’info : cafe.citoyen@floreffeentransition.be – 0488/07.44.69 (Muriel)